dimanche 13 septembre 2015

[Ecrit personnel] Lettre à M. Courage.

À toi, monsieur Courage,

Je n’aurais jamais cru qu’un jour je lirais autant de souffrance, de douleur et d’incompréhension dans un regard. 
C’est assise derrière ma télévision, bien confortablement, que j’ai fait ta connaissance. L’objectif du cameraman s’est fixé sur ton visage et ton regard a transpercé mon âme. 
Ton regard perdu dans cette immensité bleutée, ton visage tendu vers moi, au milieu de centaines d’autres ; tes lèvres gercées par la soif et le sel des embruns ; ta peau brûlée par le soleil si cruel ; ils hantent ma vie pour l’éternité. 

Je ne connais pas ton nom ni ton âge, mais je connais une partie de ton histoire et je suis admirative, car malgré tout ce que tu as traversé et traverses encore, tu gardes espoir et tu aimes la vie. 
J’essaie d’imaginer toute la force et le courage qu’il t’a fallu pour quitter ainsi ton pays, tes racines, tes amis, ta famille et tout ce que tu possèdes. Tu as eu le courage de fuir l’horreur, la violence, l’outrage et la barbarie avec l’espoir d’un lendemain meilleur ; mais la déception était au bout du chemin. Tu ne le sais pas encore, mais tu as quitté l’atrocité pour un autre de ses visages. Tu pensais qu’après ce que tu avais enduré, tu trouverais une main tendue, mais tu te retrouves être l’instrument de la haine, de la peur et de l’incompréhension d’un peuple qui t’utilise, comme d’autres, pour justifier leur propos haineux, leur rejet de l’autre et leur racisme. 

On t’appelle migrant, mais pour moi ton prénom est Courage. Tu es l’homme qui représente tous ceux qui vivent les mêmes heures sombres que toi. 
On me dit naïve, dans mes propos, mes croyances ou mes émotions, mais il n’en est rien. Je connais l’horreur dont tu es victime, car la connerie et la méchanceté humaine, même si elle se cache derrière des centaines de noms, elle est toujours la même. Je suis juste maladroite dans mes propos, mais mon cœur est vierge de toute arrière-pensée. 

Ton existence, et celle des tiens, est liée à la mienne, car ton regard m’a bouleversé, toi qui assis dans un bateau coulant, à bout de force et hébété par la chaleur, la soif, la faim et la peur, a su rester digne devant le comportement insensible de ton pays d’accueil. Tu as bouleversé ma vie… 

Je n’ai pas de pouvoir, pas de milliard de billets en banque, mais je t’offre mes bras, mon cœur, ma voix pour te défendre et porter ton combat. 
Car ton combat, Courage, est celui de l’humanité entière, qui que l’on soit : migrants-courage, salariés, retraités, milliardaires, sans abris, sans papiers, sans travail… 
Ensemble, notre combat fera bouger les choses. C’est notre génération, solidaire, qui construira un monde meilleur. 

C’est avec maladresse, tendresse et sincérité que j’ai décidé de t’écrire ces mots, car mon cœur saigne devant ta douleur et que malgré tout, je garde l’espoir que nous nous lierons tous ensemble contre ceux qui mènent le monde et qui ne sont intéressés que par le pouvoir et l’argent. 

Courage, tu as changé ma vie, m’a donné une conscience et c’est avec cela que je veux me battre à tes côtés.


Texte non libre de droit, protégé par copyright.
Malorie LEDUC - 2015

mardi 8 septembre 2015

[Loubière, Sophie] L'enfant aux cailloux

L'enfant aux cailloux
Sophie Loubière



Elsa Préau est une retraitée bien ordinaire. De ces vieilles dames trop seules et qui s'ennuient tellement - surtout le dimanche - qu'elles finissent par observer ce qui se passe chez leurs voisins. 
Elsa, justement, connaît tout des habitudes de la famille qui vient de s'installer à côté de chez elle. Et très vite, elle est persuadée que quelque chose ne va pas. Les deux enfants ont beau être en parfaite santé, un autre petit garçon apparaît de temps en temps - triste, maigre, visiblement maltraité. Un enfant qui semble l'appeler à l'aide. Un enfant qui lui en rappelle un autre... 
Armée de son courage et de ses certitudes, Elsa n'a plus qu'une obsession: aider ce petit garçon qui n'apparaît ni dans le registre de l'école, ni dans le livret de famille des voisins. Mais que peut-elle contre les services sociaux et la police qui lui affirment que cet enfant n'existe pas? Et qui est vraiment Elsa Préau? Une dame âgée qui n'a plus toute sa tête? Une grand-mère souffrant de solitude comme le croit son fils? Ou une femme lucide qui saura croire à ce qu'elle voit? 


Il va m’être difficile de parler de cette lecture, mais il va bien falloir que je m’y attelle. 
Elsa Préau est une institutrice à la retraite. Après avoir passé une dizaine d’année en maison de retraite, elle est « autorisée » a rentrer chez elle, sous la surveille étroite d’une infirmière, d’un psy et d’un kinésithérapeute. Car il faut l’avouer, Elsa est un peu déjanté ! 
Certes, elle a plutôt bien réussi dans la vie, puisqu’elle a fait le métier dont elle rêvait et qu’en plus elle a prit soin de ses élèves, délaissant parfois le sien. Martin, son fils, a dû très vite se gérer car son père les as abandonné. Martin a bien réussi, puisqu’il est médecin. 
Un jour, Elsa Préau remarque, à la jumelle (car comme beaucoup de petits vieux, Elsa s’occupe et passe le temps en espionnant et furetant autour d’elle), un enfant qui semble maltraiter, vivant en fasse de chez elle. Elle prévient l’assistante sociale, mais personne ne semble la croire et porter intérêt à ses dires sur un enfant, qui semble-t-il, n’existe même pas… 

Ce roman, lorsque j’ai lu la quatrième de couverture, avait tout pour me plaire. Commençant à lire des thrillers et appréciant cela jusqu’à présent, le synopsis de celui-ci me tentait carrément. 
Mais il y a un hic et pas des moindres. Que ce roman est ennuyant ! J’ai passé les trois quart du livre à m’ennuyer ferme et la fin, même si j’avoue que l’histoire prend une tournure plutôt intéressante n’est pas arrivée à relevé le niveau. Je pense que je m’étais tellement ennuyée, à cause des longueurs énormes, que j’étais lassé et plus là ! 

Certes la plume de l’auteur est plutôt sympa, fraîche et fluide. Cependant, la lenteur avec laquelle l’histoire se met en place m’a carrément achevée ! Limite, je voulais abandonner cette lecture et c’est seulement parce qu’il s’agissait d’une lecture commune que je suis aller au bout. 
Pourtant cette histoire avait tout pour en faire un thriller passionnant… malheureusement le filons fut mal exploité. 

J’ai le plaisir, tout de même, d’avoir découvert l’auteur avec Anne Sophie, dont vous pourrez lire l’avis, par ici

jeudi 3 septembre 2015

[Nothomb, Amélie] Le crime du Comte Neville

Le crime du Comte Neville
D'Amélie Nothomb



Cette année, Amélie Nothomb fait sa rentrée avec un conte de fées virant à la tragédie grecque. "Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une. 

Ah Amélie Nothomb ! Ma petite chouchoute ! Celle dont je sais qu'à chaque rentrée littéraire, l’œuvre va me faire passer un moment intense et délectable. 
Je me suis donc, comme toujours, littéralement jetée sur son nouvel ouvrage. 

Dans ce roman-ci, nous faisons la connaissance du Comte Henri Neville et de sa famille : Alexandra sa femme, Sérieuse, Oreste et Electre. Remarquez une fois de plus, l'originalité des prénoms des personnages de notre Amélie ! 
Comme chaque année, une garden-party est organisée dans ce vieux château. Cette future garden-party sera la dernière, puisque malheureusement la famille Neville doit abandonner ce château, faute de moyen.
Sérieuse, une nuit, est récupérée par une voyante alors qu'elle voulait s'isoler seule dans la forêt et y passer la nuit. Henri, allant chercher sa fille chez cette femme, apprends qu'il tuera un de ces invités lors de la garden-party. 
Mais très vite, la jeune Sérieuse, qui a entendu la prédiction de la vieille voyante, demande à son père de la tuer elle, lors de cette fête car depuis ces 12 ans elle ne ressent rien, plus rien et ne veux plus continuer à vivre... Après négociation et supplications, Henri finit par accepter. Mais vous vous en doutez, avec notre sacrée Amélie, les choses ne vont pas se dérouler ainsi ! 

Bon, je vous le dis tout de suite, j'ai adoré ! Même si, comme à chaque fois avec Miss Nothomb, je reproche la minceur de ses livres (j'aime tellement que j'aimerais que ça dure), j'ai encore passé un excellent moment, drôle et noir à souhait. 
Oui, avec ce livre il faut aimer l'humour noir et aimer la loufoquerie ! Mais bon, qui me connait sait que je suis totalement déjantée et que je suis le bon public pour les romans de notre belge adorée.

Non seulement j'ai apprécié le personnage de Sérieuse, dont je me suis mise à la place facilement. Mais j'ai totalement adorée Henri Neville. Si au début du roman il semble être un père peu soucieux de sa progéniture et complètement à côté de la plaque. Mais au fur et à mesure de l'avancer du récit, Henri s'ouvre et s'inquiète. Il se révèle être un homme et un père à l'écouter. Bon ok, il est aussi totalement barré mais, entre nous, qui ne l'ai pas de nos jours ? 

Comme d'habitude, j'ai aimé la plume d'Amélie et son style si personnel, à la limite de la folie parfois. J'ai ris, mais j'ai aussi été émue. N'est-ce pas ça que provoque en vous un chef d’œuvre ?
Et comme toujours aussi, la fin m'a totalement subjugué. Elle est douée notre Amélie Nothomb !

Le petit plus de cette lecture, fut pour moi, de la partager avec ma p'tite soeur Anne Sophie. Lire un livre et pouvoir en papoter en direct et face à face, quel kiffe ! 
J'ai donc aimé cette lecture et je l'ai savourée comme un bon gâteau au chocolat. 

Si vous souhaitez découvrir l'avis d'Anne Sophie, c'est par ici



vendredi 28 août 2015

[Rash, Ron] Une terre d'ombre

Une terre d'ombre
De Ron Rash



Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit: rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.

Ron Rash... Pour ceux qui s'intéresse au "Nature writing" c'est un peu comme une référence, un synonyme. Du coup, comme j'aime la nature et que je m'intéresse à ce genre littéraire, j'ai eu franchement envie de découvrir cet auteur. 

Laurel et son frère aîné Hank vivent dans un vallon aride, que beaucoup dans leur coin considèrent comme maudit. Laurel n'est-elle d'ailleurs une tache de naissance sur son visage ? Hank qui s'est battu lors de la guerre n'y a t-il pas perdu sa main ? Les conditions ne sont-elles difficile ? 
Pourtant, ils sont là tous deux, vivant ou essayant de vivre, travaillant à leur ferme. Même si Laurel est considérée un peu comme une sorcière du fait de cette tache la défigurant, Hank attire plutôt la compassion car il a combattu les Allemands (nous sommes en 1918) et que ces derniers sont plutôt détesté de par le monde ! 
Hank est sur le point de se marié et Laurel rencontre, inopinément dans le vallon, un homme mystérieux, peu prolixe et qui joue de la flûte. Elle en tombe amoureuse et Hank semble plutôt ravi... mais, la vie n'est pas rose et c'est ainsi que l'auteur nous entraîne dans une histoire qui n'a rien d'un conte de fée. 

Que dire véritablement de cette lecture ? Je pense sincèrement que, pour moi, ce n'était pas forcément le bon moment pour découvrir ce roman. J'avais effectivement beaucoup trop de chose en tête et du coup je n'ai pas apprécié, à sa juste valeur ce récit. J'ai un peu vécu cette lecture comme celle d'un classique... même si j'aime les classiques, j'avoue ne pas m'y plonger dans n'importe quelles conditions. 

Si la plume de l'auteur est travaillée et intéressante, j'ai eu un peu de mal avec les longueurs. Même si les descriptions (et croyez-moi habituellement, les descriptions dans un texte, j'adore) sont parfois intéressante notamment sur ce qui est du paysage, du vallon (personne à part entière de l'histoire), j'ai parfois eu du mal... j'avais limite envie de passer certains passages. 

Concernant les personnages, j'ai bien apprécié le personnages de Laurel, qui est torturée, manque de confiance en elle et est une femme forte pourtant. Hank est certes plus bourru, mais non moins humain, avec des sentiments qui parfois lui échappe, lui qui souhaite tant camoufler ce qu'il ressent. 

Pour autant, malgré tous ces points plus ou moins positifs, j'avoue ne pas avoir apprécié cette lecture. Non pas forcément de la faute de l'auteur, mais plutôt d'un mauvais choix de ma part et d'un mauvais timing ! 
J'avoue ne pas avoir réellement compris pourquoi ce roman avait été classé dans Policier chez Points.
J'essayerais sans aucun doute un autre ouvrage de l'auteur mais pas dans l'immédiat. 

J'ai partagé cette lecture avec Anne Sophie, qui si je ne me trompe pas à un avis plutôt similaire au miens (vous en doutiez ?), Je vous invite à lire son avis ici




samedi 22 août 2015

[Redmond Satran, Pamela] Younger

Younger
De Pamela Redmond Satran



Alice, quarante-quatre ans, s'ennuie. Maintenant qu'elle est divorcée et que sa fille a quitté la maison pour faire du volontariat en Afrique, elle rêve de changer de vie. À la veille du Nouvel An, elle part retrouver son amie Maggie à Manhattan. Cette dernière prend les choses en main au cours d'une séance de transformation : coupe de cheveux, maquillage, tenue... Métamorphosée en jeune femme, Alice a du succès et rencontre Josh, un bel étudiant qui pourrait être son fils. Se prenant au jeu, elle décroche un job d'assistante marketing dans la maison d'édition où elle avait commencé à travailler vingt ans plus tôt. Tout le monde lui donne vingt-neuf ans, y compris Josh, de plus en plus amoureux. Mais cette nouvelle vie n'est pas sans risque et tout peut basculer à chaque instant, surtout lorsque la fille d'Alice décide de rentrer soudainement... Younger dresse le portrait drôle et juste d'une femme qui s'autorise enfin à vivre la vie dont elle rêve. Un véritable guide pour toutes celles qui n'ont pas renoncé à un nouveau départ, quel que soit leur âge.

J'avais besoin d'une lecture fraîche, qui ne demande pas forcément à ce que le cerveau soit en mode connecté et surtout une lecture qui me ferait oublier mon quotidien.
Quand ma petite soeur de coeur, Anne Sophie m'a offert Younger afin que l'on puisse faire une lecture commune, j'ai sauté sur l'occasion. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cette lecture fut distrayante et qu'elle a remplie sont contrat. 

Alice est une femme de 44 ans mais qui à la chance de faire plus jeune que son âge. A l'ouverture du roman, elle est à un tournant de sa vie. Trop souvent elle s'est mise de côté pour les autres et, c'est maintenant qu'elle est divorcée et que sa fille a grandit qu'elle décide de prendre soin d'elle et de penser à son bonheur. 
Le soir du nouvel an, Alice et sa meilleure amie, sortent ensemble. Alice, tout juste relookée par sa meilleure amie, semble avoir une petite vingtaine d'année. C'est là, dans ce bar, qu'elle va rencontrer Josh, 25 ans. Et là, sa vie va prendre un autre tour. Elle va se faire embaucher dans son ancienne maison d'édition, incognito et va devoir garder son secret. 

Je suis totalement friande de comédie romantique ! Ok, je l'avoue c'est totalement nunuche, mais les film ou les bouquins de ce genre comblent mon côté fleur bleue et romantique. Imaginez-vous que je suis fan d'Hugh Grant depuis des années et j'ai dû voir tous ces films une bonne centaine de fois ! 
Tout cela pour vous dire que je suis le bon public pour ce genre d'histoire. 
Ce que j'ai énormément apprécié dans cette lecture c'est que le personnage d'Alice a un vécu ; ce n'est pas une midinette tout trois sortie de je ne sais où et qui ne connait rien à la vie. Elle n'est pas idiote, à de la réflexion et c'est une battante ! Je me suis facilement mise dans sa peau et du coup, la lecture fut fluide et ce roman un vrai moment sympathique. 
J'ai également adoré le personne de Josh ! C'est un charmeur, qui ne se doute pas un instant de qui est véritablement Alice. Mais il est tout gentil et sa relation avec Alice est vraiment belle. 

L'histoire a pris une tournure à laquelle je ne m'attendais pas et j'ai vraiment apprécier cela. Pour le coup, je fus surprise et c'est ce qui rajoute un bon point à ce livre. 
Les derniers chapitres m'ont émus et j'en ai aimé d'autant plus le personnage d'Alice. 
La plume de l'auteur est vraiment agréable également. Il y a un bon rythme et c'est donc impossible de s'ennuyer. Arrivée au dernier chapitre, je n'en revenais pas que ce soit déjà la fin... je n'avais pas vu le temps (ni les pages passer). 
J'ai déjà hâte de pouvoir visionner la série, afin de retrouver les personnages. 

Vous l'aurez donc compris, je vous conseille ce roman, bien sympathique qui saura vous faire passer un excellent moment de détente. Je suis ravie de l'avoir découvert. 

J'ai partagé cette lecture avec Anne Sophie. Et je vous invite à lire son avis, ici même


mardi 18 août 2015

[Simons, Paullina] Tatiana, tome 1

Tatiana
De Paullina Simons



En plein siège de Leningrad, la passion bouleversante d'une jeune Russe et d'un officier de l'Armée rouge... né en Amérique. Tatiana et Alexandre se rencontrent pendant l'été 1941, le jour où l'Allemagne de Hitler déclare la guerre à l'Union soviétique de Staline. Ils s'aiment au premier regard, d'un amour absolu, et interdit : lié par un terrible secret, Alexandre est promis à la sueur aînée de Tatiana. Ensemble, Tatiana et Alexandre affronteront tous les dangers de cette guerre qui va bientôt précipiter leur ville dans l'horreur, la famine, la peur, le froid, la mort...

Sans ma chère Anne Sophie, je serais sans doute passée à côté de ce chef d’œuvre littéraire !  Mais heureusement, mzlle passionnée livresque veille et m'a donc fait découvrir le premier tome de cette saga, qui m'a totalement subjugué. 

Paullina Simons nous entraîne en ex-URSS, pendant la seconde guerre mondiale et plus particulièrement à Leningrad. Nous y faisons la connaissance de Tatiana et de sa famille, ainsi que d'Alexandre un officier et de Dimitri un soldat. 
Au jour du début des hostilités en URSS, Tatiana rencontre Alexandre. Ils tombent rapidement amoureux mais il y a un petit problème : Alexandre est en couple avec Dasha, la sœur aînée de Tatiana. Par amour et respect pour sa sœur, Tatia souhaitera dissimuler cet amour passionnel à tous.

Au cours de ce premier opus, nous allons découvrir ce qu'était la seconde guerre mondiale au cœur de l'URSS, au travers de l'histoire de Tatiana et d'Alexandre. Outre la romance entre la belle et espiègle Tatiana et le charmant et protecteur Alexandre, ce roman est un vrai ouvrage historique, nous décrivant les conditions de vie des Russes pendant la seconde guerre mondiale. 
J'ai beaucoup aimé le personnage de Tatiana. Je me suis totalement identifiée à elle et ainsi, tout le long de ce récit, j'étais la belle Tatiana. Comme elle, j'ai totalement craqué pour le personnage d'Alexandre, un homme protecteur, qui a même pris les traits (dans mon imaginaire) de l'homme qui partage ma vie ! Ainsi, donc j'ai vraiment vécu cette histoire comme aucune autre !

J'ai aussi beaucoup apprécier la plume de l'auteur et ce qu'elle apporte au déroulé du récit. L'intensité qu'elle y injecte permet au lecteur de ne pas lâcher, une seconde, le fil de l'histoire et d'ainsi toujours être en alerte. 
Ce récit m'a habité pendant longtemps... et même encore aujourd'hui, plusieurs semaines après la lecture (panne d'internet oblige) je suis encore envahi par Tatiana et Alexandre. 
J'ai vraiment hâte de me plonger dans la suite.

Je remercie ma petite sœur pour cette découverte et je vous invite à découvrir son avis, ici
Je vous conseille cette lecture, si ce n'est déjà fait !





samedi 15 août 2015

[Brocas, Sophie] Le cercle des femmes

Le Cercle des femmes
Sophie Brocas



Lia vient d'avoir vingt ans. À la mort de son arrière-grand-mère, elle se retrouve dans sa maison de famille, dans les Landes, avec sa mère, sa grand-mère et la meilleure amie de la défunte. Durant ces quelques jours de funérailles, de deuil et d'intimité partagée, vient le moment d'échanger ses souvenirs, mais aussi de mettre de l'ordre dans les affaires de l'aïeule. Lia découvre à cette occasion des carnets de notes et des lettres soigneusement consignés dans une boîte à chaussures. À sa grande surprise, ces écrits relatent une version bien différente de la disparition du mari de son arrière-grand-mère que celle racontée depuis toujours dans le cercle familial. Poignantes, ces lettres révèlent surtout un destin brisé par la honte et le chagrin. Lia doit-elle garder pour elle un secret jalousement protégé pendant soixante ans par son arrière-grand-mère ? Ces révélations ne risquent-elles pas de déclencher un cataclysme parmi ces quatre générations de femmes ? Et que faire de l'image si lisse, et en vérité si faussée, qu'elle avait de cette très vieille dame ? Comment lui pardonner son mensonge ? Les conséquences de cette falsification de l'histoire familiale s'éclairent peu à peu dans l'esprit de la jeune fille et bousculent son propre rapport à la famille, aux hommes, à l'amour. Car c'est toute une lignée de femmes qui semble en avoir été victime, en porter les stigmates. Roman initiatique, Le Cercle des femmes démontre qu'un secret de famille marque – radicalement parfois – toute une descendance. Telle cette tribu très attachante qui a laissé peu de place à l'élément masculin dans le huis clos familial, sans jamais en saisir la raison. Lia saura-t-elle transformer ce sentiment de trahison en pardon ? Sa colère en bienveillance ? Saura-t-elle rompre la fatalité du " cercle des femmes " pour s'ouvrir aux hommes et à l'amour ? Servi par une écriture originale, pleine de fraîcheur, Le Cercle des femmes est porté par une petite musique qui nous entraîne d'une page à l'autre dans une galerie de personnages féminins aussi touchants que fantasques.

Voici un premier roman qui est un véritable bijou et qui m'a plus que touchée. 
J'ai toujours aimé les histoires de famille, les sagas familiales et quand en plus c'est très bien écris, je ne peux que succomber. 

Sophie Brocas, de sa plume sensible, douce mais très profonde, nous raconte l'histoire de quatre générations de femmes. A la mort de son arrière-grand-mère, Lia se retrouve dans la maison de la défunte avec sa mère et la mère de celle-ci. Les souvenirs rejaillissent alors et un jour, Lia découvre, sous une armoire, une boite qui contenait un cahier et une lettre. Le secret de famille va être révélé et va bouleverser Lia, mais aussi le destin de toutes les femmes de la famille. 

Avec ce récit poignant, puissant, l'auteur nous embarque avec elle sur les routes de l'Europe, au coeur d'une histoire familiale. Ce secret va bouleversé la vie de Lia et l'amener à réfléchir, se poser des questions et même à changer de vie. Personne réel et intense, Lia m'a tout de suite plu. C'est comme si elle m'avait prise par la main et m'avait emmenée dans les traces de son histoire et de l'histoire des femmes de sa famille. Lia se remet en question et cela ma plu, c'est un personnage si réel et puissant qu'elle ne peut que vous toucher. 

Vous l'aurez donc compris c'est un livre magnifique, une histoire émouvante et une plume tendre, douce mais au pouvoir réel. J'ai vraiment hâte de pouvoir découvrir un autre ouvrage de Sophie Bracas. 

Anne Sophie, avec qui j'ai partagé cette lecture, à un avis similaire au miens et je vous invite à aller lire son avis ici.